Par Pierre Musseau-Milesi – Doctorant en science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP-CNRS).
Article révisé par les pairs
Résumé
Un très vaste champ de recherche questionne la comptabilité pour prendre en compte les limites planétaires dans les activités humaines. Des normes et des réglementations comme la directive européenne CSRD conduisent les organisations à s’en emparer pour répondre à de nouvelles obligations. Néanmoins, les approches mobilisées s’apparentent encore largement à une gouvernance par les nombres qui fournit au capitalisme un moteur pour son propre dépassement en transformant les limites en de nouvelles opportunité de profit. Hériter de la comptabilité, au sens de l’héritage qu’en proposent Bonnet, Landivar et Monnin (2021), pour conduire la redirection écologique, peut alors signifier un renoncement à la logique de la mesure d’impact. L’alternative abordée dans cet article est de rediriger la comptabilité dans une approche de communalité, selon une définition juridique cohérente avec la gouvernance adaptative et inclusive attendue pour répondre à la crise de la biodiversité et aux défis socioenvironnementaux qui y sont intrinsèquement associés.
Revue Œconomia Humana, 2(1), 2025, p.72-82
